Le syndrome de la page blanche touche toutes les auteures à un moment ou un autre, qu'elles en soient à leur premier roman ou à leur dixième publication. Cette paralysie créative est souvent liée à la peur du jugement, au perfectionnisme ou à un manque de structure narrative. La reconnaître comme un phénomène normal est la première étape pour en sortir.
L'écriture automatique est l'un des remèdes les plus efficaces : écrivez sans censure pendant dix minutes, sans lever le stylo et sans relire. Cette technique surréaliste débloque le flux créatif en court-circuitant l'autocensure. Les contraintes créatives (écrire sans utiliser la lettre e, raconter une scène depuis le point de vue d'un objet) relancent aussi efficacement l'imagination bloquée.